Le design peut t’il améliorer le sort des migrants ?
- veille Actualités Arts App

- 11 févr.
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Sur le papier, le design a réponse à tout : des camps « mieux pensés », des objets ingénieux, des interfaces human-centered censées sauver des vies. Repenser l’organisation des camps, améliorer l’accès à l’information ou imaginer des architectures plus dignes peut effectivement rendre le quotidien des migrants un peu moins brutal. Mais entre le prototype exposé sur ArchDaily et la réalité, il y a un gouffre économique, logistique et politique. Qui finance ces projets ? Qui les produit à grande échelle ? Et surtout, arrivent-ils vraiment jusqu’aux personnes concernées ?
C’est précisément lorsque le design quitte les workspaces pour le terrain qu’il révèle sa véritable portée. Il est donc nécessaire de privilégier des initiatives qui misent sur des objets simples et peu coûteux pensés pour l’urgence. Le projet Better Shelter, développé avec l’UNHCR, a par exemple permis de déployer des dizaines de milliers d’abris modulaires. Face aux interventions des forces de l’ordre (qui peuvent se révéler violentes et arbitraires), le design ne transforme pas les décisions politiques, mais il peut au moins atténuer la précarité immédiate. Aider, parfois, sans prétendre sauver.

Zoé O.M.












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